Je suis désolée pour la destruction de votre lundi mais il va falloir maintenant cliquer ici pour découvrir le nouveau Tumblr du moment : J’te baise. Il s’agit d’une compilation de photos coquines dont certaines sont à éviter en open-space, mais qui toutes, témoignent d’une conception rafraîchissante de la séduction. Puisqu’on ne voit pas ça tous les jours (merci, ô Internet), il faut s’en délecter aujourd’hui.

Ah et puis pour une dose supplémentaire de bonne humeur, découvrez Anthony Clamaran et pleurez des larmes de sang (n’oubliez pas de filer sur son skyblog ensuite).

(Pour vous laver les yeux il reste Bonjour Madame.)

En ces heures de vice (ne faites pas comme si vous n’étiez pas au courant), les autorités pakistanaises ont su prendre de vraies décisions qui vont vraiment de l’avant au niveau des libertés fondamentales : interdire mille mots, ou ensembles de mots, portant atteinte à la morale. Selon le Guardian et ma traduction personnelle d’argot anglo-américain :

Après une sérieuse phase de délibération et de consultation, les autorités en charge des télécommunications ont mis au ban plus de 50 phrases incluant le mot “fuck” et 17 incluant “cul”. La liste comprend également des mots d’apparence innocente comme “flatulence”, “dépôt” et “caresser”. D’autres n’auraient probablement de sens que pour des adolescents frustrés. En revanche, on pourra encore s’envoyer par texto les expressions “gode-ceinture”, “s’astiquer la nouille”, “sentir la moule”, “service trois-pièces”, “se gratter les couilles” ou encore “petit coup vite fait”.
Le talent des responsables de cette liste est manifeste puisque la prohibition inclue du langage plus figuratif comme “se palucher le poireau”, ainsi que 51 variations autour du mot “cul”, 17 autour de “seins” et 33 pour “bite”, sans compter les 8 obscénités utilisant le mot “pied”.

On souhaite bonne chance aux opérateurs de téléphone portable pour filtrer toutes les communications.

J’en ai déjà parlé précédemment mais je m’inquiète régulièrement du fait qu’une frange de la population me lise avec une amertume grosse comme une citrouille, et ce à cause de la vraie fracture qui divise la France : la fracture sexuelle. Certaines personnes n’ont pas accès au sexe. Et je ne parle pas seulement des handicapés qui ont récemment fait l’actualité, mais aussi des timides compulsifs, des moches, des gens qui ont des soucis de communication, des personnalités borderline, des autruches qui décident que c’est trop compliqué pour eux…

Dans cet article, je parlerai des moches. De ceux pour qui trouver un-e partenaire est vraiment vraiment compliqué. Déjà parce que médiatiquement, nos divertissements sexuels semblent n’autoriser le sexe qu’aux gens sublimes. Ensuite parce que socialement, notre culture sexuelle discrédite d’entrée de jeu les couples désassortis (et moi la première), donc on est priés de baiser dans sa catégorie esthétique.

L’accès au sexe est injuste. C’est embêtant pour une activité traditionnellement vue comme échappant au grand capital : le plaisir se partage “naturellement” et chacun est censé trouver chaussure vaguement à son pied, ne serait-ce que par défaut (tu finis par te caser avec qui tu peux, ou alors tu fais de la télé-réalité). Idéalement, le sexe est de gauche, communiste, tout le monde aura sa part, le système ne sera pas parfait mais on peut toujours moyenner et “se rattraper”.

Sauf que déjà, se lever le matin en devant “rattraper” quelque chose que tu n’as pas choisi, comme ta gueule, c’est assez humiliant. Au moins dans la vraie vie, avec l’impôt sur la succession, on peut arrondir les injustices – prendre quelques % aux trop-bien-nés, redistribuer en allocations familiales pour ceux qui en ont besoin. Côté sex-appeal, on ne peut rien rattraper, c’est tout de suite la triple peine. Parce que même si j’adorerais me raconter que nous sommes de purs esprits flottant dans le monde des anges, le désir reste attaché au physique. On bande rarement juste sur un sens de l’humour ou juste sur un doctorat.

Si tu es beau/belle, tu n’as aucun mérite (et tu voudras bien t’en rappeler le matin avant de pleurer sur ton demi-complexe), et si tu es peu moche, aucune force de travail ne pourra changer ta situation. Enfin si. Mais à condition que cette force de travail se soit changée en thune. Parce que pour égaliser le sexe, pour que le système fonctionne, il ne reste que la thune, la thune, la thune :

- si tu es un homme riche, tu pourras peut-être pécho une femme suffisamment belle pour que ta progéniture échappe à ton sort et à tes grandes oreilles. Mais je me demande toujours si ces mecs qui ont “acheté” leur copine arrivent à vraiment croire dans leur relation.

- si tu es une femme riche, on te recommandera naturellement la chirurgie esthétique. Mais je me demande comment on vit dans un corps qui n’est pas le sien, comment on vit l’humiliation d’avoir dû changer de visage pour être acceptée.

(Vous pouvez intervertir les hommes et les femmes : je me contente de poser ici les cas le plus flagrants, ce n’est pas une règle, tu peux aussi être une femme et aller te payer des jeunots en République Dominicaine.)

Quand on n’a pas la thune nécessaire pour réparer durablement sa donne initiale, il reste l’assistanat social du sexe : la prostitution. Ah oui, tiens, encore de l’argent. On sent bien la crise passer, quand même. On sent le poids de l’économie sur la sexualité, des hippies au monde sexuel ultra-capitaliste décrit par Houellebecq. Mais je ne vois vraiment pas comment réparer l’injustice qui consiste à naître plus ou moins dans les standards de beauté. On peut imaginer que dans le futur, la manipulation génétique permettra de nous cloner gentiment, à quelques variations près, et qu’il sera temps de chercher l’âme-soeur uniquement en fonction de son âme. En attendant, je continue d’écrire sur un sujet excluant, un plaisir posé en équilibre sur une bulle de rapports humains violents. Sérieux, on ne se pardonne rien.

Dans les faits, l’ascenseur sexuel fonctionne encore moins bien que l’ascenseur social. (Sauf après quelques verres, et notre rapport à l’alcoolisme “de drague” reste sans doute le dernier espace de hasard et de liberté dans le choix de nos partenaires. Hips.)

Une parodie de couverture de magazine féminin, trouvée sur “Internet” (auteur anonyme jusqu’à preuve du contraire), qui résume assez bien la situation :

Si vous ne parlez pas anglais, quelques accroches de ce numéro de “Suranalyse” : “Sexe, sans blague, vous en avez tellement besoin que vous suceriez un babouin”, “Sexe : vous faites tout de travers, putain !”, “Sexe (encore) : vous êtes quoi, à force, un lapin ?”, “Nue : nous sommes tenus de mettre le mot nue sur la couverture”, “Les cupcakes font-ils de bons amants ?”, “Du sexe médiocre, tout de suite ! 3 295 761 conseils”, “Raffermis ton cul – jusqu’à être assez bonnasse pour être offensée quand les hommes apprécient le résultat”, “J’ai dû payer ma consommation – témoignage de l’horreur”…

C’est méchant. C’est bon.

Il fallait que ça arrive un jour ou l’autre : des petits malins ont sorti un livre dédié à ces choses sur lesquelles on tombe et qui malencontreusement s’insèrent dans notre fondement contre notre gré (c’est fou comme les gens “tombent” sur des objets) (vous êtes déjà “tombés”, vous ?). Téléphone portable, chaussures pour bébé, thermomètre, poupée Barbie… tout est dans Stuck Up ! sur Amazon.

Il s’agit donc de 100 images aux rayons X qui, selon l’éditeur, montrent que l’imagination humaine est sans limites (éditeur qui par ailleurs prend des gants (ha ha) en expliquant que ces objets se sont retrouvés là “exprès ou accidentellement”, sans doute afin d’éviter des procès).

Vous aurez en prime les excuses données par les patients lors de leur arrivée aux urgences, ce qui reste, à mon avis, le plus créatif – comment justifier l’injustifiable ? Je pense que si ça m’arrivait, je n’essaierais pas de jouer à la maline, je demanderais juste au chirurgien de ne pas live-twitter le sauvetage.

Un peu avant :


Brèves

  • Faut-il être bronzé pour être viril ?

    Via la peste blonde, voici un article ouvrant différentes pistes au sujet de la différence de représentation des peaux mâles / femelles – avec une culture érotique qui montre prioritairement des femmes blanches dans les bras d’hommes, mettons, latins (sans même parler du porno et de son obsession pour l’interracial, la petite blanche forcément étroite et le gros black forcément bestialisé). Peut-on être viril et pâle ? Aurait-on là un début d’explication sur le harcèlement des roux ? Est-on plus mâle avant ou après un cancer de la peau ? Tant de questions pour un dimanche…

    (22 réactions)
  • Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?

    Olympe répond très (très) clairement dans un livre qui pose la question. Pour celles qui butent contre le plafond de verre, et pour tous les autres qui aimeraient qu’on passe enfin la seconde, c’est une lecture indispensable : vous y trouverez 1) les raisons de la panne d’ascenseur dont les femmes sont victimes, 2) des solutions pragmatiques pour faire bouger les lignes. Aucune agressivité dans ce bouquin très posé et facile à lire, juste de quoi gagner autant que les hommes – oser négocier, oser se mettre en avant, déconstruire les mauvaises habitudes. Utile.

    (31 réactions)
  • La taille compte (celle du clitoris aussi)

    “La dimension moyenne d’un clitoris est de 16 mm (de 11,7mm pour les plus petits à 20,3 mm pour les plus grands).” Pour d’autres anecdotes, zoups, suivez le lien.

    (7 réactions)
  • Yaeba, paye tes dents

    Dans la série “nos amis les Japonais”, une nouvelle tendance qui fera hurler vos orthodontistes : le yaeba. Cela consiste, quand on est une jeune fille en fleur, à se faire passer pour encore plus jeune grâce à la pose de dents de traviole façon “dents de lait” (oui, le truc qui te donne envie de bâillonner les gamins pendant deux ans de leur laïfe) (pédophilie, hello). L’opération la plus demandée semble être l’installation de canines larges et proéminentes, dont la pointe est située de manière pas naturelle du tout, ce qui peut paraître paradoxal pour une mode censée justement rendre les filles plus naturelles. Les spécialistes parlent d’hommes touchés par cette fragilité féminine (ici la blogueuse s’étrangle) et rendus moins timides par des femmes plus accessibles (parce que pour la millième fois dans l’histoire des genres, plutôt que de s’élever à la hauteur de femmes plantées par leurs soins sur un piédestal, les mecs préfèrent flanquer un grand coup de pied dans leurs rotules). Rha.

    (36 réactions)
  • Pendant ce temps, on arrête de se tirer sur la nouille

    “11 jours sans me secouer la nouille, 11 jours sans me tirer sur l’élastique, … et ben pour être franc, j’ai pas spécialement envie… voire pas du tout. L’abstinence c’est relativement dur au début en fait… vu que comme une majorité de célibataire, la branlette quotidienne c’était plus ou un moins un rituel pratiqué par accoutumance (plus que par envie en tout cas).” Un pari stupide, deux potes, un blog sous valium, et on découvre qu’en fait l’abstinence c’est plutôt zen. Chais pas, j’ai jamais essayé.

    (52 réactions)
  • 10 ans de coma sexuel

    “Madame, je garde contre vous une rancune énorme. Contre vous, et contre les gynécologues que j’ai croisés ensuite, et qui m’ont enlevé 10 ans de vie sexuelle épanouie. Avez-vous fait votre travail, en n’évoquant jamais, avec la jeune fille que j’étais, la possibilité qu’une contraception hormonale diminue ma libido ? Si ça peut vous rassurer sur votre professionnalisme, aucun autre gynéco ne l’a fait après vous. Combien de filles dans mon genre ont cru, et croient encore, que la sexualité n’est pas faite pour elles, juste parce qu’elles n’ont connu qu’une sexualité « sous hormones » ? Combien d’hommes ont cru, et croient encore, qu’ils ne seront pas désirés par la femme qui est dans leur lit, et culpabilisent en pensant qu’ils sont des obsédés sexuels ?” – ZoneZérogêne tire dans le tas.

    (75 réactions)
  • Si vous voulez garder vos dents…

    Arrêtez de vous masturber ! C’est en tout cas ce que l’on expliquait aux jeunes du XIXe siècle : à voir chez fluctuat.

    (9 réactions)
  • Aimer surtout les femmes

    “Vous avez compris que la question essentielle n’est pas : »Est-ce que je suis assez membré? est-ce que je suis à la hauteur? », et surtout vous ne vous posez pas de questions. Vous aimez indéniablement le sexe mais vous aimez surtout les femmes. Vous savez que la réponse à toutes les questions sont en elles, dans leur regard, leur souffle, leur manière de se cambrer. Vos deux sexes, vos corps, vos esprits fondent l’un en l’autre. Elle n’est ni la femme de votre vie, ni même votre prochaine petite-amie, et pourtant. A ce moment-là, entre un « action » et « coupez », vous l’aimez. Votre sexe est votre langage, le X votre vocation, l’amour… votre Viagra.” Hardeur, ta vie ton oeuvre tes érections, sur les Inrocks.

    (8 réactions)
  • Plus haut, les yeux.

    Sur quelle partie du corps de l’autre se porte notre regard ? C’est le sujet d’une étude récemment publiée dans le Journal of non-verbal behaviour, et qui s’est intéressée aux différences selon qu’on est un homme/une femme et que l’on regarde un homme/une femme. Et, Hoshanna, tous les résultats sont déjà parfaitement expliqués ici.

    (18 réactions)
  • Sexactu-party / Berlin

    Or donc. Je distribue demain soir (lundi) à partir de 19h45 une quarantaine de bouquins chez l’ami Jérémie, pour les lecteurs hippies qui n’ont pas peur de Friedrichshain. L’adresse : Wühlischstrasse 27, 10245, Berlin, sonner à Gerhardt. Venez avec bonne humeur et boissons, en espérant qu’on finisse moins ivres morts que la dernière fois :)

    (22 réactions)
  • Amants pour deux ans

    Même sans Steve Jobs, le monde continue d’innover. Cette fois-ci c’est le Mexique qui invente le mariage sur mesure, à base de CDD renouvelable, accessible seulement avec une formation pour apprendre à vivre à deux. Qui parlait de gérer sa relation comme une Start-up ?

    (50 réactions)
  • NSFW

    Vous aurez été prévenus.

    (14 réactions)
  • 2 girls 1 poste

    1 poste de radio et 1 poste à France Inter : l’émission Service Public propose chaque jeudi une chronique sexe tenue alternativement par Renée Greusard de rue69 et votre soubrette personnelle. On est en fin d’émission, après le débat, vers 10h45 pour ceux qui veulent écouter en direct. J’ai fait l’émission du 15, celle du 22, je fais aussi celle du 29 (ensuite Renée revient, puis c’est mon tour le 13 octobre). Tout est évidemment podcastable. J’attendais de voir si j’allais me planter avant de vous refiler le lien :)

    (17 réactions)
  • Meme Sex

    Hosannah, 4chan a rendu public son générateur/partageur de memes (si vous ne comprenez rien à cette phrase alors vous avez sans doute une vie sociale, contrairement à moi, donc je vous hais et je vous laisserai googler) : évidemment, il y a une page consacrée aux HotGirls (et aussi des choses marrantes disséminées un peu partout mais je vous laisse fouiner). Ce samedi va donc être complètement improductif.

    (8 réactions)
  • Mariage avant 18 ans = antidépresseurs dans les dents

    Une étude américaine montre que les femmes qui se marient avant leurs 18 ans montrent des taux plus forts de dépression, d’angoisse et de désordres bipolaires (le chiffre est impressionnant : 41% de troubles mentaux supplémentaires). Elles sont également plus sujettes à l’alcoolisme, à la consommation de clopes et de drogue, et ça reste vrai malgré leur milieu social ou la présence d’enfants. L’auteur de l’étude accuse la pression familiale ou celle du conjoint : quand on est encore une enfant, on se marie rarement complètement pour de bonnes raisons. Le mariage avant 18 ans pourrait être envisagé comme un traumatisme majeur.

    (50 réactions)
Follow sexactu on Twitter @sexactu sur twitter !
RSS Le flux RSS !
newsletter La newsletter !

  • Site officiel

    http://www.mazaurette.net


  • Validé par Maïa




  • Achetez !


    Dehors les chiens, les infidèles

    Osez les rencontres sur Internet

    Le guide du râteau

  • Wishlist




  • Achetez !


    Rien ne nous survivra / Le pire est avenir

    Le meilleur livre du monde !












  • Vos réactions

  • C’est tout chaud

  • Les archives